L’Homme de cinq heures

Gilles HEURÉ

Disponible aussi en version numérique

Ce roman a reçu le Grand prix littéraire du Web du premier roman 2009.

Encore très jeune lecteur, Gilles Heuré s’était étonné de lire dans le premier Manifeste du surréalisme d’André Breton que Paul Valéry aurait confié à celui-ci qu’il devenait impossible de commencer un roman par : « La marquise sortit à cinq heures… » Cette phrase devenue LA référence à Valéry, qui (paraît-il) la citait comme topique du roman balzacien qu’il jugeait dépassé, a inspiré ce premier roman.

L’auteur, intrigué par ces cinq heures du soir, en a découvert à tous les coins de page (Stendhal, Zola, Hugo, Maupassant, Flaubert, Colette, Marina Tsvetaieva, Garcia Lorca, Jules Verne, Thomas Hardy, Herman Melville…). Au fil des lectures et convaincu que cette heure n’était pas insignifiante, un projet s’est dessiné : un ouvrage qui tenterait d’élucider son importance – le temps de la mélancolie, du doute, de la volupté, de l’errance, de la création, du basculement – dans la littérature, puis, peu à peu, dans tous les arts, de la peinture à la photographie. Comment éviter la triste anthologie, la liste non exhaustive de livres où interviendraient ces cinq heures du soir entêtantes ? L’auteur a réalisé le tour de force d’imaginer une fiction avec intrigue et personnages. La langue, l’érudition, la culture mais aussi le climat fantastique, la loufoquerie et l’humour insufflés dans ces pages impressionnent.

Ainsi commence l’étrange affaire de L’Homme de cinq heures  :

Où notre héros est abordé par un curieux personnage qui dit se nommer Paul Valéry et supplie : « Surtout ne les écoutez pas, ceux qui le disent et le répètent ! »

Paul Béhaine, obligé de quitter la Bibliothèque Nationale (rue de Richelieu) qui ferme ses portes à cinq heures du soir, décide de marcher plutôt que de prendre l’autobus comme il en a l’habitude. Sur le Pont des Arts, il est abordé par un drôle d’individu qui prétend être Paul Valéry (mort depuis 1945 !), ce Monsieur V défend alors la fameuse phrase « La marquise sortit à cinq heures ». Il prétend ne l’avoir jamais écrite ni même dite. André Breton, qu’il aurait fréquenté, l’en aurait affublé comme d’un vêtement mal taillé. Monsieur V, personnage énigmatique aux réactions imprévisibles, va s’acharner à démontrer l’importance de cette heure dans les arts. Nous voilà invités à déambuler dans les cinq heures du soir et leur monde parallèle : un musée souterrain, une confrérie des cinq-heuristes et des rêves qui emportent le lecteur au cœur de la Première guerre mondiale ou de l’insurrection de Budapest en 1956.

Les cinq heures du soir, véritable obsession de ce soi-disant Paul Valéry, vont déferler et hanter à son tour Paul Béhaine. Et quand Monsieur V disparaîtra sans prévenir, notre héros partira à sa recherche pour lever le voile sur sa véritable identité. Mais qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi cette obsession ? Les réponses se découvrent dans le parcours mouvementé de Monsieur V.

Réflexion sur l’érudition et les multiples formes de l’écriture, l’auteur de L’Homme de cinq heures nous entraine dans une promenade littéraire au suspense inattendu. Le lecteur deviendra-t-il à son tour obsédé par ces cinq heures du soir fatidiques ?

lire la suite du résumé

Presse & Librairie

Sophie Conrard, Le Monde des Livres

« L’Homme de cinq heures est une prodigieuse réflexion sur la modernité, la lecture et bien sûr l’écriture, alimentée non seulement par cette cascade de souvenirs et de lettres, mais aussi par un puissant flot d’idées, de couleurs, de sons et surtout d’émotions. La lecture de ce livre est certes exigeante, mais surtout très plaisante. Gilles Heuré trouve ici un style vif et incisif, parfaitement adapté à l’histoire qu’il raconte. Du coup, il emporte d’emblée l’adhésion du lecteur. On s’abîme avec plaisir dans ce texte qui, précisément, donne de la hauteur au processus de lecture et d’écriture. »

Claire Julliard, Le Nouvel Observateur

« A mi-chemin entre essai littéraire et roman à suspens, le livre de Gilles Heuré propose une suite de monologues à la fois savants et loufoques entre deux improbables personnages de rencontre. Grâce à l’énigme créée autour de Monsieur V, grâce à une écriture élégante et plein de verve, l’auteur tient son lecteur en haleine jusqu’à un dénouement inattendu. »

Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo

« Recenser les cinq heures dans la culture et dans l’histoire, comme l’a fait Gilles Heuré, pouvait être une fausse bonne idée, la plaisanterie tournant à l’énumération, mais ce premier roman évite l’écueil avec un véritable talent de création. De vrais personnages et d’excellentes situations romanesques naissent d’un jeu de mots, d’une phrase ou d’une association d’idées. »

Alexandre Fillon, Lire

« Délicieuse promenade dans la littérature et la peinture, ce singulier premier roman séduit le lecteur avec son intrigue et ses personnages forts. »

Aurélie Paschal, Page des libraires

« A travers le genre romanesque, Gilles Heuré nous fait voyager dans la littérature et les arts. Laissez-vous gagner par l’onirisme des cinq heures du soir. [...] Un roman qui flirte sans cesse avec l’essai littéraire sans jamais s’y appesantir. »

Pierre Maury, Le Soir

« L’Homme de cinq heures est, surtout un éloge de la littérature. Léger comme la visite d’un explorateur curieux sur le continent qu’il découvre avec émerveillement. On ne s’ennuie pas un instant ! »

Michel Crépu, La Revue des deux mondes

« Mon grand plaisir, ces derniers jours, aura été de lire L’Homme de cinq heures de Gilles Heuré qui a composé un merveilleux rêve littéraire. [...] Quelle gourmandise savamment distillé au long de ces pages ! »

Myriam Aze, Froggy’s delight.com

« L’écriture vive et malicieuse propose à ses lecteurs un fascinant voyage au pays des lettres et des arts [...] »

Audrey Reymond, Evene.fr

« S’appuyant sur une intrigue romanesque teintée d’accents fantastiques et oniriques - mais aussi de drôlerie parfois -, Gilles Heuré réussit un véritable tour de force : celui de réveiller les fantômes d’antan - Stendhal, Goya, Hemingway, Brecht et tant d’autres -, sans jamais verser dans l’inventaire obscur et fastidieux. Mieux, dans un récit dense et touffu, regorgeant de références comme une caverne de trésors, il offre en filigrane une réflexion fouillée sur toutes les formes d’art, perçant la condition intrinsèque d’un artiste, ses exigences face à l’Histoire et l’écueil qui guette l’intellectuel perdu dans l’abîme d’une quête sans fond, sans fin. Un roman en forme de balade érudite pour tous les goûts, et à tout heure. »

Aurore Lesage, Parutions.com

« Au contraire de la majorité des volumes qui viennent encombrer l’étalage des libraires en septembre, il semble inenvisageable que les chapitres en aient été noircis à la va-vite, en quelques semaines, et loin d’être anecdotique ou de trahir un caractères poussif de l’écriture, cet élément permet de distinguer radicalement L’Homme de cinq heures de bon nombre de ses futurs compagnons de rayon : il y a là un sérieux du propos, une profondeur de la portée des mots et un amour des belles-lettres (et des beaux-arts) qui fait défaut à tant d’autres parutions, et réjouit le cœur et les sens de l’amateur exigeant. »

Fnac.com

« Gilles Heuré musarde avec bonheur dans les méandres de ce premier roman érudit, chérissant son personnage comme il chérit la savoureuse réflexion littéraire qui lui tombe dessus. On avance dans L’Homme de cinq heures fasciné, séduit surtout par l’humour, les références et le savoir-écrire de l’auteur. Une invitation à un étourdissant voyage dont on n’avait jusqu’alors pas osé rêver. »

Le Courrier français

« Gilles Heuré nous offre un texte dont on n’osait rêver : exigeant, érudit sans être pontifiant... et ludique. »

Johanna Luyssen, La Vie

« Un style vif et joyeusement érudit. »

Louis Perot (Librairie Le Divan), France 5 - La Grande Librairie

« C’est mon coup de cœur de la rentrée. Ce roman, un peu construit comme un polar, est malicieux et plein d’humour. Il donne envie de lire d’autres livres, de regarder et redécouvrir des tableaux et ça c’est très agréable ! »

Sylvie Béraud (Librairie La Boîte à livres), RTL-Les livres ont la parole

« C’est effectivement, pour moi, le meilleur roman de cette rentrée. C’est très brillant, l’écriture est ciselée, il s’agit là d’un vrai roman construit autour d’une intrigue, on pourrait presque parler d’une intrigue policière à certains moments. Gilles Heuré nous offre un texte absolument formidable. »

zoom sur l’auteur

Gilles HEURÉ
Gilles Heuré est grand reporter à Télérama.

ses autres livres aux éditions viviane hamy

Dans la même collection

Trois saisons d'orage

Trois saisons d’orage

|

Cécile COULON

Un dangereux plaisir

Un dangereux plaisir

|

François VALLEJO

Des femmes qui dansent sous les bombes

Des femmes qui dansent sous les bombes

|

Céline Lapertot

33 jours

33 jours

|

Léon WERTH

Newsletter

Pour recevoir régulièrement
des informations sur l’actualité
de la maison, abonnez-vous à
notre liste de diffusion.

Se désabonner