Le Jeu d’échecs

Édith THOMAS

Disponible aussi en version numérique

Un soir que nous étions devant le feu, Claude me dit : « Si j’étais un homme, je t’épouserais. » Je m’entendis lui répondre : « Si j’étais un homme, je t’épouserais, mais pas si j’étais une femme. » Pourquoi ? « Parce que nous sommes dans le temps. Parce que nous ne pouvons pas nous défaire du temps et que nous ne pourrions rien construire ensemble de durable. Si tu étais un homme et que je fusse une femme, je ne pourrais pas accepter d’être définie par toi. » Il m’était douloureux de prononcer ces mots qui rompaient l’enchantement. Mais ce qui faisait le prix de notre rencontre, c’est qu’aucun mensonge ne pouvait se glisser entre nous, fût-ce au prix de notre déchirement.

Dans ce Jeu d’échecs, publié pour la première fois en 1970, l’écrivain pratique une archéologie multiple, d’elle-même, de son époque et de sa psyché. L’alchimie entre sensibilité et intelligence à fleur de mots suscite le choc et le vertige.

Édith Thomas fut de tous les combats du XXe siècle : la guerre d’Espagne, le communisme, la Résistance, l’Algérie. À l’inverse de Dominique Aury – dont elle fut l’amante – et de Simone de Beauvoir, sa discrétion l’a enfouie dans l’anonymat. Rééditer Le Jeu d’échecs lui rend enfin justice en mettant notamment en lumière sa parole prophétique quant à la lutte des femmes pour leur identité, leur indépendance, leurs droits…

Pour découvrir la critique de Frédérique Roussel dans Libération, c’est ici.

Presse & Librairie

Geneviève Brisac, Le Monde des Livres

« Roman politique, Le Jeu d’échecs est pourtant le plus implacable, le plus lucide des récits sur les intermittences du cœur et les cruautés de l’amour partagé et non partagé […] C’est ce qui fait la grâce et la force d’Édith Thomas : sa vaillance à la Cyrano et ses égards pour celles et ceux qu’elle a aimés. »

Frédérique Roussel, Libération

« Édith Thomas a une force hors du commun pour s’imposer ainsi au lecteur dans son roman : c’est quelqu’un sans concessions, d’une franchise à toute épreuve et d’une rare hypersensibilité. »

Yann Fastier, Le Matricule des anges

« L’un des plus beaux romans d’amour contemporain. Son auteur est d’un engagement sans faille. »

Camille-Élise Chuquet, Le Nouveau magazine littéraire

« Ce roman peut se lire comme une tentative de compréhension de l’existence intime de l’auteur par la voie d’un dédoublement […] C’est là toute la subtilité du texte : évoquer la douleur de celle qui cesse d’être objet d’amour attendu pour révéler la détresse plus fondamentale du sexe alors dit "faible". »

Rémi Bonnet, Le Populaire du Centre

« C’est un vrai choc littéraire [...] Bien trop effacée pour entrer dans la légende, Édith Thomas mérite absolument d’être redécouverte. Ici et maintenant. »

Christine Lechapt, Librairie Le Carré des mots (Toulon)

« Édith Thomas nous dévoile son intransigeance qui répond à un besoin viscéral de faire fusion avec l’être aimé, mais aussi sa quête d’authenticité. Un texte d’une très grande force. »

Librairie L’Arbre à Lettres (Paris Bastille)

« Une héroïne au caractère bien trempé et à l’âme généreuse, au cœur d’un livre qui nous rappelle que dans une vie l’important est d’aimer. »

Librairie Quai des Brumes (Strasbourg)

« Merci aux Éditions Viviane Hamy de tout faire pour rendre audible les voix claires et puissantes de la pensée, de la littérature. Édith Thomas est l’une de ces voix : une parole forte quant à la lutte des femmes pour leur identité, leur indépendance, leurs magnifiques fêlures… »

Librairie des Arcades (Lons-le-Saunier)

« Le Jeu d’échecs, dernier roman d’Édith Thomas publié en 1970, est l’occasion de redécouvrir cette figure majeure mais oubliée de la littérature. Résistante, féministe, elle livre dans ce dernier ouvrage une vision cruellement lucide des rapports amoureux, de l’identité féminine ainsi que des conflits du XXe siècle. »

zoom sur l’auteur

Édith THOMAS
Édith Thomas est née à Montrouge le 23 février 1909. Elle fut romancière (...)

ses autres livres aux éditions viviane hamy

Pages de journal

Pages de journal

Édith THOMAS

Paru le 21-02-1995
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