Sous le ciel qui brûle

Hoai Huong Nguyen

Disponible aussi en version numérique

« La veille du nouvel an 1954, l’oncle Chinh avait annoncé à sa femme sa décision de rejoindre l’armée populaire. Elle devait se réjouir d’entrer dans le camp de la Révolution – c’était l’éducation qu’il voulait pour son fils et sa fille : qu’ils se battent pour leur pays. Il était leur père, et rien ne lui interdisait de les emmener avec lui – il n’y avait nulle échappatoire.
Le jour de leur départ, dans un mouvement de désespoir, Tuân avait crié en français :
— Vous êtes un monstre, laissez-moi au moins dire au revoir à ma cousine. Son oncle le considéra de son regard glacé et lui répondit en vietnamien :
— Mày là thằng việt gian. (Tu n’es qu’un traître à la patrie. Et il ajouta :) À cause de tes paroles, je la donnerai à un homme qui n’a pas été pourri par l’Occident, même si ce doit être un illettré.
 »

Si le choix de la langue des colonisateurs fait de Tuân un « traître », il signe également son destin : son amour du français et de la poésie de Gérard de Nerval sera son refuge au cœur des atrocités qu’il va vivre dans un Vietnam exsangue, déchiré par la guerre et la partition.

Ce roman est une navigation enchantée entre les verts paradis des amours enfantines et un présent douloureux, qui convoque les parfums les plus subtils de l’Orient et compose une ode bouleversante à la puissance vitale des mots.

Presse & Librairie

Alain Nicolas, L’Humanité

« L’histoire sanglante d’un pays et d’un peuple a laissé, on le comprend, une marque indélébile dans cette conscience douloureuse. Le roman de Hoai Huong Nguyen sait la transformer, avec beaucoup de subtilité, en une réflexion sensible sur une vie à continuer par l’écriture. »

Version Fémina

« Hymne à la puissance des mots, ces ponts entre passé et présent, entre beauté et horreur, serrent le cœur. »

Point de vue

« Sous le ciel qui brûle esquisse les contours d’un pays n’ayant existé que dans le cœur de certains hommes qui ont su épouser la beauté d’une culture et trop souffrir par elle. »

Librairie Obliques (Auxerre)

« Comment la grâce et la poésie rencontrent l’histoire mouvementée du Vietnam. Une ode à la langue française venue du bout du monde. Inoubliable. »

Valérie Le Bras, Librairie Ravy (Quimper)

« Réfugié en France Tuân est vietnamien, il a fui la guerre qui ravage son pays. Lors d’une promenade sur les pas de Nerval en forêt de Chantilly il se souvient de son enfance auprès de son grand-père, de sa tante et ses cousins et cousines. Ponctué de poèmes, ce livre est un bijou d’écriture, de sensibilité, de douceur aussi malgré la violence de la guerre. Un enchantement ! »

Librairie La Parenthèse (Annonay)

« Ce roman est un bijou de poésie et de nostalgie... »

Librairie Port Maria (Quiberon)

« Ouvrage extra, original, écriture raffinée... guerre, poésie, ce livre est un bijou. Vietnamien, Tuân a quitté son pays, choisissant la France, laissant derrière lui la guerre et ses folies... »

Librairie Passages (Lyon II)

« Amoureux du français, cette langue des colons, Tûan est un traître à la patrie... mais après la partition du Viêt Nam, cette langue adorée deviendra son refuge, son nouveau pays. Baigné de poésie, un texte émouvant, violent et doux. »

zoom sur l’auteur

Hoai Huong Nguyen
Hoai Huong Nguyen est née en 1976 en France de parents vietnamiens. Son (...)

ses autres livres aux éditions viviane hamy

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Paru le 17-01-2013

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