Apprendre à prier à l’ère de la technique

Gonçalo M. TAVARES

Disponible aussi en version numérique

Ce livre a reçu le prix du Meilleur Livre Etranger - Hyatt Madeleine 2010, le Grand Prix Littéraire du Web - Cultura 2010, la dernière sélection du Prix Femina 2010 et la dernière sélection du Prix Médicis 2010.

« Ce qui le fascinait chez les gens étranges, c’était l’absolue liberté avec laquelle ils faisaient leurs choix individuels. Chez le fou ou le mendiant qui erraient dans les rues en demandant du pain, Buchmann voyait des hommes pouvant choisir, avec une liberté pure et sans conséquences, leur morale individuelle. Une morale à nulle autre pareille, sans équivalent aucun.

Un fou n’était pas immoral, un mendiant non plus. C’étaient des individus sans égal, de même qu’un roi n’a pas de pair, n’a personne à ses côtés.

Buchmann regardait avec admiration ces hommes qui avaient dans leur poche un système juridique unique, avec leur nom à la fin. D’une certaine manière, c’était cela que Buchmann désirait : être le héraut d’un système légal dont les lois ne s’appliqueraient qu’à lui, d’une morale qui ne serait ni celle du monde civilisé ni celle du monde primitif, qui ne serait pas la morale de la cité ni même celle de sa famille, mais une morale qui porterait son nom, rien que son nom, inscrit à son fronton. »

Lenz Buchmann envoûte et révulse, obsédé qu’il est par la force et la puissance. Apprendre à prier ... s’immisce dans ses fibres, ses terminaisons nerveuses, les cellules de son cerveau, celui d’un homme à l’intelligence terrifiante par son absence absolue d’affect.

Tavares affronte le XXIe siècle, qui expérimente l’effondrement des utopies et des idéologies. Et l’on s’incline devant son talent, comme l’ont fait António Lobo Antunes, Enrique Vila-Matas, Alberto Manguel, ou José Saramago.

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Presse & Librairie

Bernard Quiriny, Le Magazine littéraire

« Rempli d’échos historiques ou littéraires astucieusement travestis, roman d’idées ambigu et singulièrement riche, portrait saisissant et ironique, Apprendre à prier à l’ère de la technique se dérobe aux interprétations à sens unique ; mais on ne s’égare sans doute pas en y voyant au moins, ainsi que l’indique le titre, une passionnante critique des systèmes par lesquels l’homme croit masquer sa petitesse, dominer le monde et évacuer ce qu’il y a en lui de faillible. »

Philippe Périn, Le Monde des Livres

« A travers une narration fragmentée, Tavares met au jour la pensée intime de Lenz, mélange d’intelligence, de peur et de haine. Le cynisme, voire le sadisme du chirurgien sont décortiqués avec un détachement exempt de toute moralisation, une rigueur et une précision "chirurgicales" telles, qu’on peut parfois imaginer l’auteur envahi par les mêmes sentiments pour son personnage. D’où, sans doute, la puissance dérangeante du livre. [...] Tout l’art de l’auteur tient dans cette faculté à nous dévoiler, d’une main sûre, les méandres attachants ou dérangeants, mais toujours fascinants, de la psyché - sans jamais oublier un doigt d’ironie. »

Sébastien Lapaque, Le Figaro Littéraire

« Il est déjà le grand écrivain que disent ses admirateurs. »

Igor Capel, Le Canard enchaîné

« Toute sa subtilité est d’avoir su s’infiltrer dans le cerveau dérangé de cet homme que son intelligence précipite vers le bas. Sa réussite est d’en avoir tiré une puissance romanesque qui mérite tous les éloges. »

Véronique Rossignol, Livres Hebdo

« Le pouvoir et la mort toujours au coeur du Royaume de l’impressionnant Tavares. (...) Comme toujours dans les livres de Tavares, qui s’inscrivent dans une tradition du roman philosophique très Europe centrale, il n’y a pas d’indications précises de lieu ni d’époque. L’écriture, qui décrit froidement l’intérieur des têtes, la mécanique des comportements, ne juge jamais : c’est conceptuel, raisonnant, implacable et structuré par une logique froide dont on sent qu’elle n’est pas très éloignée de la folie. »

François Perrin, TGV Magazine

« Une écriture à proprement parler exceptionnelle. »

L.B., Chronic’art

« Ce formidable roman en forme de portrait d’un chirurgien cynique et moraliste qui se lance dans la politique est impressionnant de drôlerie noire, d’originalité et de profondeur, et évoque avec une subtilité inespérée les systèmes politiques inhumains du XXe siècle et l’opposition classique entre les constructions grandioses de l’esprit et la faiblesse pathétique du corps. »

Martine Piazzon, Froggy’s delight.com

« Tavares écrit un peu à la manière du théâtre épique en ce qu’il s’agit d’une narration destinée à éveiller la conscience critique du spectateur à partir d’histoires qui ne propose pas une identification mais une réflexion. »

F. P., Standard Magazine

« La langue, d’une beauté étourdissante, sert une structure en airain et une trame d’une malice infinie. »

zoom sur l’auteur

Gonçalo M. TAVARES
Auteur portugais, né en 1970. Après avoir étudié la physique, le sport et (...)

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