Marcel SEMBAT

Marcel SEMBAT

Marcel Sembat (19 octobre1862, Bonnières-sur-Seine – 5 septembre 1922, Chamonix) a été l’une des figures les plus éminentes du socialisme français du début du XXe siècle. Il fut ministre des Travaux publics entre 1914 et 1916 dans le gouvernement d’union nationale.

Docteur en droit, avocat à la cour d’appel de Paris, Marcel Sembat fut également un journaliste flamboyant et, quand il fut élu à l’Assemblée, un orateur hors pair. Homme inquiet, avide de savoir et de culture, lecteur boulimique, curieux de psychologie, pratiquant l’introspection depuis son plus jeune âge, il fut attentif à tous les développements de la vie intellectuelle de son temps, et se signala au Parlement par de nombreuses interventions en faveur de la démocratisation de la culture et de la liberté en art, combats qui culminèrent dans sa défense du Salon d’Automne lors de la violente campagne « anti-cubiste » fin 1912.

Chroniqueur judiciaire à La République française, le journal de Gambetta, Sembat, profondément républicain, adhéra au Comité révolutionnaire central (parti socialiste de tendance blanquiste), qui devint la SFIO en 1905, où il fut le bras droit de Jaurès. Directeur de La Petite République, le journal qu’animait Jaurès, il collabora à La Revue socialiste, à La Lanterne, à L’Humanité, où il tint une rubrique de politique étrangère.

En 1893, il est élu député socialiste indépendant de la Seine, dans la première circonscription du 17e arrondissement de Paris. Il y sera constamment réélu jusqu’à son décès. En 1905, il vote la loi de séparation de l’Église et de l’État. Auteur d’un pamphlet pacifiste, Faites un roi sinon faites la paix, il fut néanmoins désigné par son parti pour participer, comme ministre des Travaux publics, au gouvernement Viviani, dit gouvernement d’union sacrée, le 27 août 1914. Il fut maintenu dans ses fonctions dans le cabinet Briand jusqu’au 12 décembre 1916, avec Léon Blum pour chef de cabinet. Au congrès de Tours en décembre 1920, il vote contre l’adhésion à la IIIe Internationale. Vice-président du conseil de l’ordre du Grand Orient de France, il mourut brusquement à Chamonix en 1922 d’une hémorragie cérébrale.

De la même manière que Léon Werth, qui était un témoin de son temps (notamment dans Déposition, Journal 1940-1944), pertinent dans son originalité et sa hauteur de vue, il était évident pour les Éditions Viviane Hamy de publier Marcel Sembat, foncièrement ancré dans le quotidien et l’engagement de son époque.

ses livres chez viviane hamy

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